MEIDELL CAPITAL PARTNERS
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TRAVAIL DE GROUPE · COMITÉ D'INVESTISSEMENT

100 millions à placer

Votre groupe est le comité d'investissement de Meidell Capital Partners. La direction vous confie 100 000 000 CHF à allouer. Vous avez 3 heures pour décider , le justifier par les données macroéconomiques, et le défendre devant le comité de direction.

1
La lettre de mandat
Ce que la direction attend de vous · ~10 min
2
Comment ça marche
Le lien macro → marchés · obligations, actions, change · ~25 min
3
Les six terrains d'enquête
Données à collecter, pays par pays · ~75 min
4
La table d'allocation
Répartir les 100 millions · actions / obligations · ~30 min
5
Le pitch au comité
Construire la présentation · ~40 min
⏱ RÈGLE DU JEU

Tous les groupes reçoivent les six mêmes pays. Il n'y a pas de « bonne » réponse unique : ce qui compte, c'est la cohérence entre vos données et votre allocation, et la qualité de votre justification. Deux comités peuvent diverger fortement — et avoir tous deux raison, s'ils défendent bien leur lecture.

SECTION 1

La lettre de mandat

Meidell Capital PartnersGESTION DE FORTUNE · GENÈVE
CONFIDENTIEL
Réf. MCP / IC-2026-04
Genève, ce jour
À : Comité d'investissement (votre groupe)
De : Direction des investissements (CIO)
Objet : Mandat d'allocation — nouveau portefeuille « Global Balanced CHF »

Mesdames, Messieurs,

Un client institutionnel nous confie 100 millions de francs suisses (CHF 100 000 000) pour un nouveau mandat. Vous êtes chargés de construire l'allocation et de la défendre devant la direction.

Les paramètres du mandat sont les suivants :

  • Devise de référence : le CHF. Notre client compte et vit en francs. Tout rendement réalisé à l'étranger doit être pensé une fois reconverti en CHF.
  • Horizon : 12 mois. Profil de risque équilibré — ni un fonds spéculatif, ni un livret d'épargne.
  • Univers d'investissement imposé : six pays. États-Unis, Allemagne, Suisse, Brésil, Japon, Turquie. Vous répartissez le capital entre eux, et au sein de chaque pays entre actions et obligations d'État.
  • Contrainte : les 100 millions doivent être entièrement placés. Aucun pays ne peut recevoir plus de 40 % du portefeuille (concentration). Vous pouvez allouer 0 à un pays — mais il faudra le justifier.

Je ne veux pas d'intuitions. Je veux une thèse fondée sur les données macroéconomiques : croissance, inflation, taux directeur, taux des obligations à 10 ans, chômage, dette publique, et la trajectoire de la devise. Pour chaque franc placé, vous devez pouvoir répondre à la question : « pourquoi ici, et pas ailleurs ? »

Un avertissement, tiré de l'expérience : le rendement affiché n'est pas le rendement encaissé. Le pays au taux obligataire le plus élevé n'est pas forcément le plus rentable une fois l'inflation et le change pris en compte. À vous de le démontrer.

Dans l'attente de votre présentation,La Direction des investissements
SECTION 2

Comment ça marche

Le strict minimum pour transformer des données macro en décisions d'investissement. Lisez, puis franchissez le contrôle de compréhension en bas.

OBLIGATIONS D'ÉTAT

Prêter à un État : le taux à 10 ans

Acheter une obligation d'État, c'est prêter de l'argent au gouvernement contre un intérêt : le taux à 10 ans (le « rendement » / yield). Plus un pays est perçu comme risqué ou inflationniste, plus il doit offrir un taux élevé pour attirer les prêteurs.

Un taux élevé n'est pas un cadeau : c'est une prime de risque. Le marché vous paie plus parce qu'il y a plus à craindre.

Mais ce qui compte, c'est le rendement réel — le taux une fois l'inflation retirée :

Rendement réel ≈ Taux nominal − Inflation

Un taux turc de 30 % avec 40 % d'inflation, c'est un rendement réel négatif : vous perdez du pouvoir d'achat. Un taux suisse de 0,6 % avec 0,3 % d'inflation est faible… mais positif et sûr.

LE PIÈGE DU CHANGE

Le rendement en CHF n'est pas le rendement local

Notre client compte en francs suisses. Si vous placez au Brésil et gagnez 12 % en réal, mais que le réal perd 15 % face au CHF sur l'année, votre client a perdu de l'argent une fois reconverti.

Rendement en CHF ≈ Rendement local + Variation de la devise (vs CHF)

Le franc suisse est une monnaie refuge : il a tendance à s'apprécier dans les crises. Pour un investisseur basé en CHF, cela rend les actifs étrangers structurellement risqués sur le change. C'est le cœur du mandat.

⚑ RAPPEL DU COURS

Régimes de change, parité, balance des paiements (Séance 6) : une monnaie à fort déficit courant et forte inflation tend à se déprécier ; une monnaie refuge à excédent courant tend à s'apprécier.

ACTIONS

Acheter des actions : parier sur la croissance

Une action, c'est une part d'entreprise. Sa valeur dépend des bénéfices futurs, donc de la santé de l'économie. Les indicateurs à surveiller :

  • Croissance du PIB et indices d'activité (PMI) — une économie qui accélère soutient les bénéfices.
  • Chômage — bas et stable = demande intérieure solide.
  • Taux directeur — quand la banque centrale baisse les taux, les actions montent souvent (crédit moins cher, alternative obligataire moins attractive).

Obligations : on est payé pour la stabilité. Actions : on est payé pour la croissance — et on encaisse la volatilité.

ARBITRAGE

Le compromis rendement / risque

Tout se ramène à un arbitrage. Un pays peut offrir un rendement élevé (Brésil, Turquie) et un risque élevé (devise, inflation, politique). Un autre offre la sécurité (Suisse, Allemagne) et un rendement faible. Le mandat est « équilibré » : à vous de doser.

SIGNAL MACROPLUTÔT FAVORABLE AUX…
Banque centrale qui baisse ses tauxActions et obligations existantes (leur prix monte)
Inflation élevée et persistantePersonne — érode le rendement réel et la devise
Croissance forte, chômage basActions
Monnaie refuge, excédent courantL'investisseur en CHF (protège le change)
CONTRÔLE DE COMPRÉHENSION

Trois mécanismes à maîtriser avant de continuer

Répondez juste aux trois pour débloquer la collecte de données. Ce ne sont pas des chiffres à retenir — ce sont les mécanismes.

Q1. Vous détenez des actions brésiliennes. Sur l'année, le réal se déprécie fortement face au franc suisse. Pour votre client basé en CHF, votre rendement converti en francs est :
A Plus élevé (la dépréciation aide l'investisseur étranger)
B Plus bas (la dépréciation ampute le rendement une fois reconverti)
C Inchangé (le change n'affecte pas les actions)
Q2. Un pays affiche un taux obligataire à 10 ans de 28 %, mais une inflation de 35 %. Son rendement réel est :
A Très élevé : 28 %, c'est énorme
B Modéré : environ 28 % moins quelques frais
C Négatif : l'inflation dépasse le taux, le pouvoir d'achat recule
Q3. Une banque centrale annonce qu'elle va baisser ses taux directeurs. Toutes choses égales par ailleurs, l'effet le plus typique sur le marché actions de ce pays est :
A Plutôt haussier (crédit moins cher, obligations moins attractives)
B Plutôt baissier (les actions n'aiment pas les taux bas)
C Aucun effet : taux et actions sont indépendants
Répondez correctement aux trois questions pour débloquer la suite.
SECTION 3

Les six terrains d'enquête

Pour chaque pays, allez chercher les vrais chiffres et notez-les. Quand chaque champ est rempli, le contrôle se déverrouille. Ne devinez pas — sourcez.

OÙ CHERCHER

Vos sources de données

Toutes gratuites, toutes à jour. Notez la date de consultation.

tradingeconomics.com  ·  FMI — World Economic Outlook  ·  Banque mondiale  ·  OCDE

Pour le taux à 10 ans et le taux directeur : Trading Economics (« Bonds » / « Interest Rate »). Pour PIB, inflation, chômage, dette : Banque mondiale ou FMI. Pour la devise : tapez la paire face au CHF (ex. « USD CHF »).

📋 À NOTER POUR CHAQUE PAYS

Croissance du PIB (%) · Inflation (%) · Taux directeur (%) · Taux oblig. 10 ans (%) · Chômage (%) · Dette publique (% du PIB) · Tendance de la devise face au CHF (↑ / ↓ / stable).

Remplissez au moins les champs « Taux 10 ans », « Inflation » et « Tendance devise » pour les six pays.
SECTION 4

La table d'allocation

Répartissez les 100 millions. Chaque curseur = le montant alloué au pays ; le second curseur = la part en actions vs obligations. Le total doit faire exactement 100 M, aucun pays au-dessus de 40 M.

▸ RÉPARTITION DU CAPITAL · CHF 100 MILLIONS
Total alloué0 M
Il reste 100 M à placer.
PRUDENTÉQUILIBRÉAGRESSIF

Indicateur indicatif : pondère les pays « risqués » (Brésil, Turquie) et la part actions. À vous de juger si cela correspond au mandat « équilibré ».

Le total doit faire exactement 1000 M et respecter le plafond de 400 M par pays.
SECTION 5

Le pitch au comité

Remplissez la trame. Vous présenterez 5–7 minutes : la thèse globale, puis 2–3 décisions clés justifiées par les données. Imprimez la page (Ctrl/Cmd + P) pour garder votre brief.

THÈSE GLOBALE

En une phrase : quelle est votre stratégie ?

TROIS DÉCISIONS À DÉFENDRE

Justifiez par les données

Pour vos trois allocations les plus marquantes (y compris un éventuel « 0 »), reliez le chiffre macro à la décision.

L'OBJECTION ANTICIPÉE

Le comité de direction va vous tester

DOSSIER COMPLÉTÉ

Votre attestation

Faites une capture d'écran de ce certificat et envoyez-la au professeur.

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Attestation de complétion
Comité d'investissement · CHF 100 000 000

Le groupe
a complété l'intégralité du dossier d'investissement

Date & heure :
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