KALAIDOS Parcours · Matin
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Digitalisation bancaire · Samedi matin · étude en autonomie

L'argent bouge

Modèle d'Oxford : on a joué ensemble, maintenant tu pars étudier seul·e pendant ~1 h 30, puis on se retrouve 30 min pour clarifier et approfondir. Tout est ici — à lire, à manipuler, à tester. Cible : les blocs d'examen 2.3 (Paiements & monnaie) et 3.2 (WealthTech / InsurTech / Lending) = 20 points.

🎮 Jeu · 1 h (fait ensemble) 📖 Étude · 1 h 30 (ici, maintenant) 🎓 Discussion · 30 min (avec le prof)
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D'abord, ton nom

Ta progression, tes scores de quiz et tes questions sont enregistrés pour l'enseignant au fil de l'eau. Entre ton nom avant de commencer — c'est ce qui prépare la discussion.

✓ Enregistré. Bon parcours !

Comment ça marche

Le parcours — 7 modules + 1 atelier
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Les 4 rails de paiement

~12 minExamen 2.3⚡ calculateur▶ vidéo

On ne pense au paiement que lorsqu'il échoue. Pourtant, faire circuler l'argent est l'une des fonctions les plus rentables d'une banque : chaque transaction laisse une trace — et souvent une commission. La FinTech attaque les deux points faibles : le coût des intermédiaires et la lenteur des règlements.

Fil conducteur : à chaque rail, pose-toi deux questions — combien ça coûte et combien de temps ça prend ?

Quatre familles pour déplacer de l'argent

Carte — Visa / Mastercard

Réseau privé. Autorisation en millisecondes. Le commerçant paie 1 à 3 %.

Virement — SEPA (EUR) / SIC (CHF)

Banque à banque via une chambre de compensation. Lent (1–2 j) mais quasi gratuit.

Wallet — TWINT, Apple Pay

Une surcouche logicielle posée sur ton compte/carte. Pas un nouveau rail.

Crypto — USDC, USDT on-chain

Règlement sur blockchain, sans chambre de compensation. 24/7, mondial, sans tiers de confiance.

La carte : qui se rémunère ?

Quatre acteurs en <1 s : Client → Acquéreur (banque du commerçant) → Réseau (Visa route) → Émetteur (ta banque autorise & débite). La commission se partage entre interchange (~0,3–1,8 %, pour ta banque), frais de réseau et marge de l'acquéreur. Mais le coût le plus lourd est invisible : la marge de change (1–2 %), que Wise et Revolut suppriment.

⚡ Manipule — la marge de change cachée
Tu pars en vacances et tu paies par carte en devise étrangère. Combien part en marge invisible ?
30 CHF
partis en marge cachée — invisible sur ton relevé

SIC, la plomberie du franc & le wallet

SIC (Swiss Interbank Clearing, par SIX pour la BNS) règle en temps réel brut entre banques. ISO 20022 standardise l'information ; la QR-facture (2022) remplace les bulletins. Faille : un virement lancé vendredi soir n'arrive que lundi → cible des paiements instantanés et de la crypto (24/7). TWINT n'est pas un rail : c'est une surcouche en CHF, domestique — pour Lisbonne, il ne suffit pas.

Piège d'examen : ne classe jamais le wallet comme un rail. C'est une interface au-dessus de la carte ou du virement.

▶ À regarder & explorer

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2

DSP2 & l'Open Banking

~12 minExamen 2.3 · cœur⚡ associe▶ vidéo

Jusqu'en 2018, tes données bancaires étaient de fait la propriété de ta banque. La DSP2 (UE, 2018) a renversé ce principe : ces données t'appartiennent. Avec ton consentement, ta banque doit en ouvrir l'accès à des prestataires tiers agréés via des API.

Le vocabulaire — associe chaque sigle à son verbe

⚡ Manipule — AISP · PISP · SCA
Clique le bon verbe sous chaque sigle. Voir · Payer · Sécuriser.
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  • AISP (Account Information SP) = voir : agrège et LIT tes comptes sur un seul écran.
  • PISP (Payment Initiation SP) = payer : DÉCLENCHE un virement depuis ton compte, sans carte.
  • SCA (Strong Customer Authentication) = sécuriser : 2 facteurs au-delà de 30 €.
Mnémotechnique : AISP = voir · PISP = payer · SCA = sécuriser.

Deux conséquences + la Suisse

1) Avec l'agrégation, la banque risque de devenir un simple « tuyau » pendant qu'une FinTech possède la relation : c'est la désintermédiation de la relation client. 2) Avec un PISP, on paie sans carte → menace frontale pour Visa/Mastercard. Suisse : hors UE, DSP2 ne s'applique pas → Open Banking par le marché (bLink de SIX, OpenWealth), volontaire et plus lent.

Formule d'examen : « DSP2 transforme la banque d'un coffre-fort exclusif en une infrastructure ouverte — elle risque de garder l'argent mais de perdre le client. »

▶ À regarder & explorer

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3

🛠 Atelier — Le rail de paiement

⏱ 25 minsimulateurapplique 2.3

On envoie 1'500 CHF de Lausanne à Lisbonne. Choisis un rail, suis l'argent étape par étape, repère qui prélève quoi. L'atelier compare carte, SEPA, TWINT et stablecoin — et révèle la marge invisible de chacun.

  • 4 rôles à jouer tour à tour : client · banque · réseau · régulateur FINMA.
  • Compare au moins deux rails, tranche, et exporte ta décision (.txt).
Ouvrir l'atelier ↗
4

La monnaie change de forme — CBDC

~12 minExamen 2.3▶ vidéo

L'essentiel de ton argent est déjà numérique. La vraie question n'est pas « numérique ou pas », mais QUI émet la monnaie et QUI en garantit la valeur.

Les trois formes de monnaie

Banque centrale (aujourd'hui)

Billets/pièces (BNS). Créance directe sur l'État. La plus sûre.

Scripturale (aujourd'hui)

Les CHF sur ton compte, créés par les banques via le crédit. > 90 % de la masse.

Numérique nouvelle (demain)

CBDC (publique) & stablecoins (privés).

Idée-force : ton compte est déjà « numérique ». La nouveauté CBDC/stablecoin = changer l'émetteur et le garant, donc redistribuer le pouvoir monétaire.

La CBDC — le billet, version numérique

De l'argent émis par la banque centrale. Ton solde actuel = créance sur ta banque commerciale (faillite possible) ; une CBDC = créance directe sur la BNS, sans risque de contrepartie. Deux types : de détail (grand public) et de gros (entre banques). Repères : e-CNY (Chine, très avancé), euro numérique (BCE, préparation), Helvetia (BNS, wholesale).

À l'examen : une CBDC de détail mettrait la banque centrale en concurrence avec les banques pour les dépôts → d'où la prudence occidentale.

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5

Stablecoins, comparaison & le cadre légal

~14 minExamen 2.3 · clé⚡ dépeg▶ vidéo

Un stablecoin est un crypto-actif arrimé à une monnaie : 1 jeton = 1 $. Stabilité d'une monnaie + fluidité de la blockchain (24/7, mondial). Mais cette stabilité repose entièrement sur la confiance dans l'émetteur et ses réserves.

⚡ Manipule — réserves & dépeg
Fais varier la couverture des réserves de l'émetteur. À quel moment le jeton « décroche » de son dollar ?
1,00 $
valeur de marché du jeton
✓ Parité tenue — réserves suffisantes

Tether (USDT) = le plus gros, longtemps opaque ; USDC (Circle) mise sur la transparence. L'effondrement de l'UST de Terra (2022) — stablecoin « algorithmique » sans vraies réserves — a effacé des dizaines de milliards : c'est le dépeg.

CBDC vs Stablecoin — la comparaison d'examen

AxeCBDCStablecoin
ÉmetteurBanque centrale. Monnaie légale.Entreprise privée. Pas de cours légal.
GarantieConfiance dans l'État. Sans contrepartie.Réserves (USD, bons du Trésor). Dépend de l'émetteur.
RégulationPar construction ; statut défini.En construction : MiCA (UE), GENIUS (USA).
ContrôleCentralisé, traçable.Décentralisé, mais l'émetteur peut geler une adresse.
Réflexe : trois mots structurent toute réponse — émetteur · garantie · régulation. Et : stablecoins (~250 mia $) + CBDC de détail peuvent désintermédier le passif bancaire → moins de capacité à prêter. Cadre 2024 : MiCA (UE), GENIUS Act (USA), FINMA au cas par cas.

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WealthTech — le robo-advisor

~12 minExamen 3.2▶ vidéo

Fil rouge du bloc 2 : investir, s'assurer, emprunter — trois métiers où l'algorithme prend en charge une partie du jugement. Pour chaque techno : un avantage ET une limite.

Un gérant logiciel, en 4 étapes

Ce n'est pas une IA qui « bat le marché » : c'est une discipline appliquée sans émotion, à bas coût. 1) Profilage (risque, horizon) → 2) Allocation sur des ETF (théorie de Markowitz) → 3) Exécution automatique → 4) Rééquilibrage régulier.

AxeRobo-advisorConseiller humain
Coût0,5–1 % / an1–2 %, + rétrocessions
Ticket d'entrée100–5'000 CHFsouvent dès 100'000 CHF
Personnalisationstandardisée (ETF)fine (fiscalité, succession)
Face à la paniquesuit la règlerassure — ou cède au biais

CH : True Wealth, Selma, Descartes ; les banques ripostent (UBS key4). Régulation : FINMA, MiFID II.

La limite honnête : un robo réplique le marché à bas coût, il ne le surperforme pas. Son avantage = prix, accès, discipline.

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7

Lending — Buy Now, Pay Later

~12 minExamen 3.2 · clé▶ vidéo

« Payez en 3 fois sans frais. » Le BNPL est un crédit conso reconditionné : instantané, intégré au checkout, scoring algorithmique en quelques secondes. Son succès chez les jeunes vient de ce qu'il ne ressemble pas à un crédit.

Qui paie, si c'est « sans frais » ?

  • 1. Le client choisit « payer en 3× ».
  • 2. Le fournisseur règle le commerçant immédiatement, en totalité.
  • 3. Le commerçant verse 2–6 % de commission (car le BNPL ↑ panier & conversion).
  • 4. Le client rembourse le fournisseur en plusieurs fois.

Le fournisseur se rémunère sur la commission + les pénalités, mais porte le risque de crédit : son métier réel = la gestion du risque.

Risque consommateur

Surendettement silencieux (dettes cumulées, invisibles) · pénalités · achat impulsif · touche les jeunes.

Risque prêteur

Défaut élevé (18–25 ans) · l'UE impose la vérification de solvabilité (2023) · marges comprimées.

Acteurs : Klarna, Affirm ; Cembra, Swissbilling (CH).

Cas d'examen : « un client de 22 ans cumule 5 achats BNPL — 3 risques. » Toujours les DEUX côtés : surendettement + pénalités (client), défaut + régulation (prêteur).

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8

InsurTech — l'assurance se réinvente

~12 minExamen 3.2⚡ mutualisation▶ vidéo

L'InsurTech rend l'assurance modulaire, instantanée et pilotée par la donnée. Trois formes :

À la demande

Activée/désactivée depuis l'app (Smile, dacadoo).

Paramétrique

Indemnisation auto dès un seuil mesurable (vol > 3 h). Dépend d'un oracle.

Tarifée par la donnée

Capteurs/télématique : prime au comportement réel. Enjeu : discrimination.

Pont avec l'après-midi : l'assurance paramétrique a besoin d'une donnée fiable du monde réel → l'oracle, qu'on manipulera en DeFi.
⚡ Manipule — la fin de la mutualisation
Glisse le curseur de « prime moyenne pour tous » vers « prime au risque réel de chacun ». Que devient le profil à risque ?
1 000
prime profil « sûr » (CHF)
1 000
prime profil « à risque » (CHF)
Solidarité : tout le monde paie pareil — les sinistres rares sont mutualisés.

L'assurance repose sur la mutualisation. Si chacun paie exactement son risque, plus de partage — et les profils à risque deviennent inassurables. Des variables a priori neutres (code postal) peuvent recréer des discriminations interdites.

À l'examen : toujours l'avantage (équité apparente, prévention) ET le revers (fin de la solidarité, discrimination via proxy).

▶ À regarder & explorer

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Le regroupement — 30 min avec le prof
tu reviens avec ta synthèse et tes questions

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